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  • : Etudiant en lettres modernes, militant associatif et politique, Marc-Henri Duvernet a une ligne de conduite préférée : se subordonner à ses passions. *En permanence révolté et insatisfait face à l'ordre établi.* *L'émancipation comme raison et l'action comme champ d'expérience.*
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Vendredi 4 juillet 2008

Je perçois régulièrement à différents niveaux, en différents endroits une catégorie d'élus qui tend à être représentative de son espèce. Je concède qu'une fois élu de la République, une fois que l'on choisi de se porter candidat et que nos projets de vie s'y rattachent ou s'y confrontent, que nos fiertés s'exacerbent, autant en assumer la ligne directrice et garder l'honnêteté d'agir tel que nous l'avions prévu devant l'ensemble des personnes qui nous ont fait confiance.

Bien sûr que le temps personnel chute et que les journées ne font que vingt quatre heures, mais dès lors que le cumul de différentes activités publiques contraint l'efficacité générale de notre engagement et a fortiori d'un mandat (qui inclut lui-même des comptes à rendre à ceux qui nous ont investi), rien ne devient exceptionnel en soi, mais commence plutôt à illustrer une routine dépeignant une mauvaise représentation politique.

Etre représentatif en démocratie durablement pour créer le changement progressiste, impose des choix de vie, une discipline politique, des sacrifices, de la sobriété et de la simplicité. Pourtant, si tout ne se mêle et ne se confond pas au détriment de l'intérêt général et d'une vision impliquée de la réalité sociale, devenir un enième baron, plus commode et tout aussi ordinaire que les autres est moins une force que le fait de vouloir prendre le temps de faire éclore de nouvelles générations, de prendre le risque de la confrontation et de l'émulation sur un territoire. La démocratie ne vivant plus, ne progressant pas. Celle-ci n'est pas un risque, elle est une chance et une valeur à promouvoir largement avec courage et passion. En effet, j'aimerais rappeler que nous ne sommes que des outils à son service et que l'histoire se construit collectivement. Nous avons tous des rôles, mais nous ne sommes en aucun cas ces rôles. Notre être est ailleurs. Ces rôles ont été à d'autres générations et passeront encore entre de nouvelles mains, c'est pourquoi en substance, ils ne déterminent pas ce que nous sommes réellement autant qu'ils ne nous caractérisent pas fondamentalement.

Ce qui est jouissif en fait en société, pour n'importe quel rôle joué à tous les niveaux de l'échelle des contingences, partant du principe qu'une hypothétique disparation de la plus grande d'entre elles n'éreinte jamais un système entièrement, c'est que l'individualisme ne trouve pas son bonheur lui-même et ne fonde jamais sa réussite sur son unique phénomène agissant. En effet, il est ficelé à un champ global d'interactions physiques et sociales qui justifie tous les efforts redistributif et solidaire, points de départ pour les émancipations individuelle et collective.

Malgré tout,
des individualités issues du monde politique auquel j'appartiens se croient parfois indispensables, incontournables, forgeant même leurs identité et personnalité par rapport à la chose publique. Toutefois, il est évident qu'il faut toujours avoir à l'esprit en gardant pied à terre, que nous sommes aussi contingents et que notre vérité, et notre liberté sont à chercher dans d'autres sphères. Alors, redescendons tous au coeur de la réalité sociale car l'histoire après nous, s'élèvera encore dans ses tourments et ses libertés conquises. C'est pourquoi, ici, l'unité de la contingence illumine la valeur d'égalité en rappelant que chaque différence a vocation à avoir les mêmes chances d'émancipation quel que soit le rôle que l'on détient, car seules comptent pour nos proches et notre âme, les valeurs fondamentales qui sont en nous, soit celles qui fondent notre intimité. La raison commune implique bien la pratique citoyenne et le soucis politique, mais ne doit enlever aucunement la conscience de cette situation, car nos rôles respectifs ne sont que des paramètres sociaux extérieurs à nos êtres. L'existence précède sûrement l'essence, et les convictions ne sont donc vraies que si des hommes conscients de ce rapport y déterminent leurs actions.

par MHD
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Mardi 26 juin 2007

Certains croient avoir trouvé la liberté et l'expose maintenant comme une vulgaire concession faite à la dimension collective. Pourtant, ils s'en éloignent bien plus encore que consciemment leur bêtise croit la leur faire frôler. La forme entière de la condition humaine, peut sembler se dessiner autour, voire au sein même de la valeur de la liberté.

Depuis que des lumières ont bercé les esprits humanistes, l'histoire s'est toujours purgée de toutes contingences et autres essences pernicieuses par l'effet humain et l'ordre naturel des choses. Pourtant, en ce moment, l'histoire semble massive et orientée unilatéralement vers l'individualisation de nos sociétés modernes au point que la technique, la modernité au sens accessoire du terme, est devenue non plus une atèle pour l'homme, mais un support de vie. Le progrès humain n'est pourtant pas l'évolution courante des choses, il est la structure positive d'un champ matériel et spirituel qui tend à élever l'humanité dans la mesure de ses capacités et dans l'ambition de ses choix. C'est sûrement l'évolution positive, celle qui n'aliène ou n'abêtit pas mais qui émancipe et intellectualise tout.

Pourtant, la marché forcée et habile que nous trace le capitalisme global cèdera bien un jour. Abêtis par la monnaie trébuchante, guidé par la "politique du porte-feuille", nos concitoyens au coeur d'un système se rendront compte dans l'expérience seulement de leur mésaventure : dès lors que leur plaisir de consommateurs sera insatisfait et ne trouvera plus aucun réconfort dans la débauche capitaliste. Nous commençons d'ailleurs dans l'expérience générale et le désordre généralisé des choses, provoqué par le modèle dominant, à entrevoir l'inanité de cette marche dictatoriale, insoumise à la raison humaine et éloignée de toute ataraxie bienveillante.

Uniforme et standardisée, l'humanité ne sera t'elle que plus belle ? L'accroissement des biens formels, au détriment de la richesse culturelle et des passions intérieures est le début de la décomposition de l'homme, justement de l'homme libre.

Dans ce cas, le socialisme individualiste ou l'appel sempiternel à l'essor d'une social-démocratie qui voit et rencontre les réalités mais qui cohabite et se trahit au contact quotidien de l'ordre financier et des élites conservatrices, ne sont point des réponses efficaces et cohérentes avec l'idéal humaniste qui anime chaque homme de gauche, pour qui le dessein de l'humanité est bien celui dont il projette les vœux, celui qu'il souhaite voir éclore de manière partisane et tranchée. C'est ce que l'on appelle, peser sur le cours de l'histoire et donc maîtriser, transformer et façonner la réalité pour construire l'histoire heureuse.

Curiosité : "L'autorité, la morale, le mérite et la fierté nationale" sont des valeurs théoriques et abstraites qui dans les faits, se voient retirer de leur puissance par l'intermédiaire de leur principal défenseur.

En effet, comment mieux affaiblir les cultures et les identités nationales qu'en succombant à la pression d'un marché mondialisé qui pousse sans cesse à franchir les frontières ?
En effet, comment mieux saper le respect de l'autorité qu'en se confrontant à une concurrence qui nivelle et dilue les motifs de respect et d'admiration ?
En effet, comment mieux détruire la morale que par la concurrence qui pousse irrésistiblement au réalisme et à l'opportunisme ?
En effet, comment mieux mettre à mal le modèle traditionnel de la famille qu'en soumettant ses membres aux contraintes de la flexibilité professionnelle et géographique ?
Enfin, comment mieux vider de sa substance le mérite et la notion d'excellence qu'avec un marché qui pousse à la pluralité, à la superficialité et à de perpétuels changements de style ?

 

Sans défendre l'une ou l'autre de ces valeurs, ce sont pourtant les contradictions que vont devoir affronter tous les conservateurs qui prônent avec ferveur ce modèle de société. L'heure venue, nous pourfendrons pourtant toutes ces absurdités et ces contradictions lorsque l'envie d'une nouvelle ère surpassera la crainte de l'affirmation de notre idéologie.ug_

par M.H.D
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Jeudi 26 avril 2007


Campagne Présidentielle de 2007

Perdre son identité politique ou fonder les prémisses d'une "gauche moderne", à l'origine d'un grand parti de centre gauche, voilà de vieux démons qui ont toujours agité notre famille politique et l'ont toujours scindé en sensibilités fortes et charismatiques.

D'ailleurs, ce chahut se poursuivra tant qu'aucune issue n'aura été trouvée pour consolider notre base socialiste et regagner un électorat perdu, celui des classes laborieuses, ou bien prendre le risque d'être déçu après que des velléités isolées se retrouvent le temps d'un gouvernement, de nouveau à droite, dans un camp politique qui représente pour nous, la bataille culturelle que nous devrons toujours mener. Deux choix, deux visions distinctes.

Certains ne croient plus au clivage politique. Pourtant fermement, j'y crois et je dirais même qu'il est à l'origine de notre liberté politique, de notre éveil dynamique et de notre élan citoyen. Il est à la base également de l'orientation partisane que nous devons donner à l'histoire pour la bonne tenue de chaque réforme politique qui doit changer la réalité des choses.

En effet, sans remettre en cause les fondements capitalistes et libéraux, à l'origine du dérèglement planétaire et des inégalités humaines et sociales qui sont le ferment même de nos luttes idéologiques et partisanes, le Parti socialiste sans la remise en cause en somme de l'ordre établi n'est plus le Parti de la transformation sociale, sommet idéaliste vers lequel nous devons cheminer.

Alors, je veux bien croire que le TSS, "Tout sauf Sarkozy" peut fonctionner un temps mais la politique au delà des slogans a toujours plus de vigueur et d'emprises, que chaque rhétorique bien ficelée. De même, je veux bien croire que pousseer Bayrou par delà ses vacuités politiques, dans un retranchement qui le poussera sans doute vers sa perdition est une bonne chose, dès lors que nous savons que sa posture actuelle et ses désirs n lui permettent pas de se voir imposer un carcan politique et stratégique.

De ce fait, la proposition d'alliance avec cette personne et ses proches collaborateurs de droite, est idéologiquement une hérésie. Mais d'un point de vue politique, c'est une sage et fine marche à suivre. Sachant que cette offre sera refusée (elle a été refusée !), tout en étant à l'écoute et à la faveur des électeurs de Bayrou, nous n'aurions pu mieux faire que de rendre ainsi ce service à une inanité, que nous avons élevé maintenant en Sauveur du Parti socialiste. Merci Bayrou, d'avoir refusé clairement une donne politique qui sera réglée maintenant au prochain Congrès d'ici quelques mois... Le temps des élections n'est pas le temps d'un Congrès, une masse importante de camarades devrait s'en souvenir.

"Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social".  "Ségolène Royal va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette". Signé, François Bayrou.

En fait; comment s'allier avec quelqu'un qui au niveau économique est aux antipodes d'une conception néo-keynésienne et d'une politique économique de la demande ? Cet homme est libéral, il est de droite, il est pour une politique économique de l'offre, de l'épargne et de surcroît pour un désendettement radical de la France. A notre égard, la conception de la dette publique est quand même nuancée. Son infléchissement, est conçu et calculé sur une génération et non pas sur un mandat électoral qui aurait pour unique finalité de blesser socialement davantage les plus faibles de la société française. Par ailleurs, cet homme serait-il prêt à revenir sur l'indépendance de la Banque Centrale Européenne, afin de créer un gouvernement économique, issu d'une démocratie européenne renouvelée et oxygénée ou laisserait-il encore l'oligarchie régner sur notre politique monétaire ?
Ce sont pourtant des désaccords fondamentaux, ce sont des oppositions inconciliables au sein d'un gouvernement, ce qui paralyserait toute action politique.

Ces derniers jours, le malaise ressenti au sein du Parti socialiste me fait sourire. Je reste bien sûr fidèle à mon engagement en faveur du socialisme démocratique, et à ma particularité révolutionnaire au niveau de mon idéal. Pour ma part, je ne changerai pas d'un pouce, même si de manière fantasque, le Parti socialiste se scindait et fusionnait avec le très nouveau et déjà mort-né, Parti démocrate : tout cela pour créer un Parti social-démocrate français. J'entends ce genre d'hérésies ces derniers temps, je vois des grands écarts et des inconstances idéologiques, surtout soulevées par des intérêts personnels et du suivisme que par un courage et une analyse politique sérieuse.

Bayrou et le Parti Démocrate, morts-nés ? Les français sont tellement attachés à cette conception, ce rôle de l'homme providentiel, de l'homme gaulliste, joué durant chaque élection présidentielle, que j'imagine mal leur saine digestion face à l'absence de consignes de vote de la part d'un homme politique qui incarne le changement et qui croit pouvoir peser sur les échéances électorales prochaines. Tout n'est pas si simple, surtout lorsque l'attente démocratique qui s'est illustrée lors du premier tour sous un nom, ne se cristallisera pas de nouveau sous celui d'un parti sans cadres, sans éminences grises, sans compétences et expérience qui l'auront déserté, et sans emprise sur la société civile : point majeur de tout développement pour un parti politique.

Je me gausse de tout ce changement pourtant si nécessaire et j’appelle mes camarades à rester fermement dans la campagne et à penser sagement à ces questions auxquelles le Parti devra enfin répondre très prochainement.

A mon égard, la social-démocratie fait partie intégrante du socialisme démocratique. Elle n'est pas une fin en soi, mais un moyen d'actions permettant aux classes laborieuses de se prémunir par un rapport de force aux changements économiques et au mode de production imposé par le patronat. Pourquoi le citoyen pourrait être roi au sein de la société et le travailleur, salarié et ouvrier, esclaves au sein de leur entreprise ? C'est la trame fondamentale que soulève la social-démocratie. En cela, je suis social-démocrate, car je suis pour la démocratie sociale.

Par contre, lorsqu'il s'agit d'aborder les thèmes de la primauté de la loi sur le contrat, de l'intervention et la régulation de l'économie par l'Etat ou encore du rapport de force engagé avec le modèle libéral et capitaliste, je dis fermement qu'ici la social-démocratie à ses limites qu'elle remédie d'ailleurs par le socialisme libéral, qui lui est une fin en soi.

Il faudra que notre Parti qui n'a pas clarifié ses thèses politiques et philosophiques depuis trop longtemps à cause de synthèses mortifères, rassemblant sociaux libéraux, démocrates et altermondialistes, voit un jour ses mêmes thèses, se consacrer vers une grande cause principale et noble qu'il essaierait de matérialiser assidûment.

Ségolène ROYAL, représente bien l’état du Parti socialiste actuel : prêt à tout, indéfinissable idéologiquement mais fermement attaché à des valeurs républicaines, au service de l'intérêt général, de la République et de la cohésion, plein d’entrain et de dynamisme passionné.

Je conviens que le socialisme du 21ème siècle n’est pas celui que défendaient Jaurès et Blum. Il n’empêche que même si les conditions de travail et les sociétés se sont modernisées avec l’histoire, les hommes restent égaux à eux-mêmes et l’esprit des lumières françaises flottera toujours dans nos cœurs.

C’est pourquoi, la raison par l’appel d’un homme nouveau, finalité de la transformation sociale, doit souffler encore et les références à Jaurès et à Blum ne sont pas prêtes d'être mortes. Que notre nom change, que le monde évolue ou que nos esprits politiques se délitent dans des compromissions qui historiquement n’ont jamais fonctionné au sein de la culture française, le socialisme démocratique aura toujours sa raison d'être et d'être promu.

En outre, je veux bien croire que nous nous américanisons avec le temps et que notre vision politique se bipolarise en de grands bastions. Il n’empêche que nous demeurons des français et que notre identité nationale a toujours été à la pointe du mécontentement et de l’insatisfaction face à l’atteinte inaboutie de notre idéal. Peu importe les moyens employés pour parvenir à l’apogée sociale, il n’empêche qu’un seul a déjà prouvé son indépendance d’esprit et son efficacité sociale : le socialisme démocratique.

Même si aujourd'hui, nos âmes se troublent, elles sauront toujours se définir par rapport à la justice et s'abreuver dans le puits de la liberté.

Vive le Parti socialiste et vive la France Présidente !

par M.H.D
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La victoire à gauche

 

L'être humaniste


"Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres avant l'amour-propre." Claude Lévi-Strauss



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Si philosopher c'est douter, alors le doute est une claire douleur quotidienne.


Omnia vincit amor
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