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  • : Etudiant en lettres modernes, militant associatif et politique, Marc-Henri Duvernet a une ligne de conduite préférée : se subordonner à ses passions. *En permanence révolté et insatisfait face à l'ordre établi.* *L'émancipation comme raison et l'action comme champ d'expérience.*
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Mardi 1 avril 2008










Crocus déjà fanés, forsythias en cours de décrépitude, primevères persistantes, morilles fraîches, tulipes en fleuraison, rosée matinale sur les vignes jurassiennes, lilas bourgeonnant, timides reflets du soleil à la surface du Doubs, la saison qui survient ne me laisse jamais insensible tant les couleurs, les rencontres humaines et les joies personnelles y sont différentes et nombreuses. Cela n'est sûrement pas une vérité générale qui s'applique d'une année à l'autre, mais ce parfum printanier est réjouissant. En fait, dans mes pérégrinations, mes relations amicales, mes nouvelles rencontres, mes projets personnels et publics, je crois que je suis épanoui. J'aborde l'avenir avec sérénité, toujours avec circonspection et réflexion, mais surtout avec ardeur et détermination.

Côté politique, vous n'êtes pas sans savoir que la fin des élections appelle d'autres échéances, d'autres combats à porter avec toujours la même envie et l'exigence du travail bien fait. Néanmoins, la victoire de la gauche lors des dernières élections n'ôte pas le manque de visibilité, de clarté à notre famille politique et à son projet dont elle a l'impérieuse nécessité de créer. Chaque étape d'un parcours politique laisse de côté certains, mais en qualifie d'autres. C'est un peu ce que l'on doit retenir des semaines écoulées où à différentes échelles, locale ou nationale, les ambitions creusent leur sillon.

Alors le temps du Congrès est venu. Ce magnifique instrument politique, cet outil idéologique constitue l'aventure à vivre au sein de la famille socialiste. Ce moment est particulier pour chaque projet de fond que les uns et les autres proposeront. En tout cas, il part souvent d'un constat simple et militant. Celui qui par ses convictions profondes s'est engagé à défendre au delà de son propre parti, son idéal humaniste dans différentes structures et instances associatives, celui qui aura travaillé à rassembler les militants autour d'un projet dynamique pour la gauche, celui-là pourra alors rassembler notre parti et rendre concret un projet socialiste fort de ses bases historiques. Exigeant, travailleur, éloquent et plein d'humanisme, j'ai ma préférence pour désigner la tête de notre parti. Toutefois, rien ne sert de courir car il sera nécessaire d'être solide dans le message politique annoncé en martelant que la force de nos valeurs réside dans ce que le socialisme a toujours été, un combat fraternel pour la liberté, pour l'émancipation de l'humanité, contre les discriminations en tout genre et pour l'égalité des droits.

En ce sens, je défendrai inlassablement nos "espérances révolutionnaires" comme objectif de principe, celui qui reste bien pour moi le socle idéologique de tout militant socialiste pour l'idéal qu'il tend à construire dans l'Histoire. Etre révolutionnaire dans les desseins, le dire, le clamer, c'est le rester à jamais. C'est ainsi que je m'inscris dans cette démarche et cet exercice passionné qui ne tiennent qu'à deux choses simples : le travail et la présence militante.

par Marc-Henri Duvernet
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Mardi 18 mars 2008

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Avec le nouveau Conseiller général de Lons SUD et sa cravate

Il est vrai qu'à la suite du 1er tour de l'élection municipale, la gaieté au sein de notre équipe de campagne n'était vraiment pas au rendez-vous.

Le Président de l'Association des Maires de France et Député-Maire UMP de Lons malgré la bonne progression de la gauche au niveau national, est repassé dès le 1er tour dans la ville-préfecture du Jura. Ce baron local qui a ficelé l'ensemble des instances lédoniennes et communautaires est bien la marque, l'identité de notre ville qui manque pourtant à celle-ci. Pélissard est dans l'inconscient collectif de notre cité, il est fort, implanté et autour de sa personne une évidente dépolitisation du vote survient à chaque fois. De droite ou de gauche, mais surtout âgées, preuve déplorable du conservatisme et du vieillissement de notre territoire, ce sont ces personnes qui votent pour lui en majorité. Même si la force de notre campagne et de notre projet était reconnus, les lédoniens ont choisi leur avenir municipal dans cet homme, qu'il en soit ainsi.

Par ailleurs, le faible taux de participation dans les quartiers populaires (notamment Zones Urbaines Sensibles), malgré le travail incessant de notre camp pour l'avenir et l'émancipation de ceux-ci n'aura pas suffi. En effet, lorsque plus de 15 points de taux de participation séparent les bureaux de vote de ces quartiers avec ceux du centre ville et des quartiers résidentiels, l'élection est jouée en faveur des classes aisées et bourgeoises et de leurs premiers représentants : la droite UMP.

Parce que nous l'oublions trop souvent, mais régulièrement nous observons une tendance de fond qui pointe la défense des acquis bourgeois par un vote participatif, clair et orienté en faveur de la droite. Que ce soit à l'IUMM ou en province, les premiers à défendre leurs intérêts privés et matériels sont bien les plus aisés, qui pratiquent assidûment une espèce de contre-révolution sociale ou lutte des classes... Même si ailleurs, il paraît que certains d'entre eux se boboisent, ici ce vent politique (qui n'est pas durable) n'a pas encore soufflé...

Sur le terrain, durant ces dernières semaines de campagne, la faible mobilisation notamment de notre électorat se traduisait par une évidente déconsidération de la population vis à vis de la chose publique, quasiment dans la résignation. Effectivement, plus d'une fois j'ai entendu des propos confondant la droite et la gauche et plaçant leurs élus sur un même pied d'égalité, le tout dans une atmosphère de renoncement, de perte d'espoir pour le changement véritable. Alors bien sûr, ici nous subissons de plein fouet les aléas nationaux médiatiques de nos personnages publiques qui ne sont pas des atouts pour une crédibilité durable de nos actions.

De surcroît, cette résignation s'accompagne souvent d'une déculturation politique, d'une perte d'éveil critique et de la pensée républicaine de nos citoyens. Ayant parcouru des kilomètres, frappé des milliers de portes et rencontré beaucoup de personnes, je vous assure vraiment de ce constat édifiant qui m'inquiète d'ailleurs pour l'avenir de notre camp. En effet, si nous considérons que la gauche est fondée d'esprit critique, de valeurs humaines profondes et de convictions sociétales permanentes, alors si la classe politique est indifférenciée, les idéologies et les principes que nous portons (origines de la liberté et de toute vie intellectuelle) n'auront plus lieu d'être et notre identité, puis donc notre existence en seront menacées. C'est pourquoi j'insiste profondément sur cet aspect culturel des choses politiques en demandant l'exemplarité à nos élus nationaux qui sont les plus influents d'entre nous, pour qu'ils redorent le clivage gauche-droite et l'éducation populaire, cœur de la liberté politique et d'un fonctionnement démocratique réel.

Je sais que les temps modernes et capitalistes aliènent et abêtissent les consciences en les individualisant et en leur faisant perdre leurs repères collectifs au profit d'identités financières, formelles et matérialistes. Il n'empêche que face à ce manque dramatique de réflexion en profondeur et ce désintéressement général du politique, nous devons résister et encore nous battre contre cette conscience contemporaine pernicieuse, celle qui a honte de ne pas posséder ce que d'autres ont déjà...

Alors suis-je pour autant abattu, moi-même résigné ?

Non, plus que jamais je suis actif et heureux de l'avoir été pour la gauche et pour Christophe PERNY en tant que directeur de campagne. Parce qu'en effet, les élections cantonales avaient aussi lieu ces derniers mois.

Ici, après 20 années de défaite de notre camp, le canton de Lons SUD (plus de la moitié de la ville de Lons-le-Saunier) est passé à gauche. Notre campagne de proximité, l'absence de la personnalité Pélissard synonyme de mobilisation victorieuse, la qualité et la combativité de notre candidat et enfin, évidemment notre équipe militante soudée, ont pu réaliser ensemble l'inespéré sur un territoire verrouillé par la droite UMP depuis trop longtemps. En conséquence, de nouvelles perspectives s'ouvrent, un nouveau porte parole est en scelle sur notre territoire, il sera donc le relais des aspirations sociales, démocratiques et associatives de notre département. Je travaille à ses côtés, je continuerai d'être loyal avec mes convictions et de porter une démarche politique et idéologique au plus près des préoccupations lédoniennes.

Pour tous les espoirs levés, pour toutes les marques de gratitude ou d'affection témoignées, je veux remercier ici l'ensemble des personnes qui ont permis cette réussite qui fait d'ores et déjà prendre un virage politique à notre bassin de vie. Cette victoire est une récompense bien méritée qui nous redonne à tous un espoir sans précédent avec notre nouveau Conseiller général Christophe PERNY.

Ailleurs, le Jura se transforme aussi avec la première ville de notre département, Dole, qui repasse à gauche après 20 ans et qui renforce donc l'assise de notre camp sur ce bout de territoire qui devra décrocher maintenant la communauté d'agglomération, la circonscription et juste avant, le siège du sénateur Barbier, Maire sortant perdant.

La gauche locale progresse fortement donc, elle gagne aussi la ville de St-Claude et reprend 4 sièges à la droite (en perd toutefois un) ce qui porte le rapport de force départemental à une valeur nulle puisque qu'égalitaire. C'est pourquoi, suivant les tractations en cours, nous devrions aboutir à l'obtention par la gauche au moins de plusieurs Vice-Présidences avec comme Président le doyen d'âge. J'assiste de près aux négociations et je peux vous dire qu'à la suite d'une annecdote cocace mais intéressante que j'ai pu suivre, que la droite et ses hauts représentants ne sont ni rassurés, ni confiants de garder à eux-seuls la gestion du département, même si celle-ci sera fébrile jusqu'aux prochaines cantonales. Cette claque en bonne et due forme est la conséquence d'un travail de fond acharné par des centaines de femmes et d'hommes de gauche animés par un idéal républicain fort, qui se sont battus face à une droite trop confiante parce qu'installée depuis fort longtemps.

Alors comment ne pas parler de débandade à droite ? Comment ne pas suggérer aussi l'union des forces de gauche sur la durée pour amplifier ce phénomène local en continuant le travail passionné que nous avons entrepris ?

Le début de la reconquête de notre territoire par la gauche, ce nouveau contre-pouvoir local qui s'installe enfin et ces nouvelles voix progressistes présentes, me font espérer pour le Jura et nos ambitions, un avenir meilleur.

par Marc-Henri Duvernet
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Jeudi 17 janvier 2008
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Voici la liste municipale conduite par Christophe PERNY, dont j'ai la chance de faire partie et dont j'ai l'honneur de coordonner l'action en tant que directeur de campagne.

D'ores et déjà, nous donnons le tempo de cette campagne trépidante et simplement passionnante face au Président de l'Association des Maires de France, Député-maire de Lons-le-Saunier. Le combat ne sera pas simple, mais tout laisse penser qu'avec une telle énergie, une réelle force militante, des citoyens animés par la volonté de "Changer d'ère" et de donner une autre dimension à leur territoire, nous avons bien la ferme volonté de l'emporter en mars prochain.


Nous ferons sûrement partie de ces villes qui basculeront à gauche, lorsque nos concitoyens marqueront l'ardente envie de sanctionner les représentants locaux du gouvernement Sarkozy-Fillon, et de condamner cette politique austère, clanique et mortifère pour nos bassins de vie, notamment dans le Jura.

Monsieur Pélissard, 20 ans, c'est déjà beaucoup trop. Nous sommes beaucoup à le penser et nous ne cesserons de le dire en portant l'alternative à votre système finissant, qui porte un bilan bien pauvre pour notre collectivité.
par Marc-Henri Duvernet
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La victoire à gauche

 

L'être humaniste


"Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres avant l'amour-propre." Claude Lévi-Strauss



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Si philosopher c'est douter, alors le doute est une claire douleur quotidienne.


Omnia vincit amor
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