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  • : Marc-Henri Duvernet a une ligne de conduite préférée : se subordonner à ses passions. *En permanence révolté et insatisfait face à l'ordre établi des choses.* *L'émancipation comme raison et l'action comme champ d'expérience.*
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Je perçois régulièrement à différents niveaux, en différents endroits une catégorie d'élus qui tend à être représentative de son espèce. Je concède qu'une fois élu de la République, une fois que l'on choisi de se porter candidat et que nos projets de vie s'y rattachent ou s'y confrontent, que nos fiertés s'exacerbent, autant en assumer la ligne directrice et garder l'honnêteté d'agir tel que nous l'avions prévu devant l'ensemble des personnes qui nous ont fait confiance.

Bien sûr que le temps personnel chute et que les journées ne font que vingt quatre heures, mais dès lors que le cumul de différentes activités publiques contraint l'efficacité générale de notre engagement et a fortiori d'un mandat (qui inclut lui-même des comptes à rendre à ceux qui nous ont investi), rien ne devient exceptionnel en soi, mais commence plutôt à illustrer une routine dépeignant une mauvaise représentation politique.

Etre représentatif en démocratie durablement pour créer le changement progressiste, impose des choix de vie, une discipline politique, des sacrifices, de la sobriété et de la simplicité. Pourtant, si tout ne se mêle et ne se confond pas au détriment de l'intérêt général et d'une vision impliquée de la réalité sociale, devenir un enième baron, plus commode et tout aussi ordinaire que les autres est moins une force que le fait de vouloir prendre le temps de faire éclore de nouvelles générations, de prendre le risque de la confrontation et de l'émulation sur un territoire. La démocratie ne vivant plus, ne progressant pas. Celle-ci n'est pas un risque, elle est une chance et une valeur à promouvoir largement avec courage et passion. En effet, j'aimerais rappeler que nous ne sommes que des outils à son service et que l'histoire se construit collectivement. Nous avons tous des rôles, mais nous ne sommes en aucun cas ces rôles. Notre être est ailleurs. Ces rôles ont été à d'autres générations et passeront encore entre de nouvelles mains, c'est pourquoi en substance, ils ne déterminent pas ce que nous sommes réellement autant qu'ils ne nous caractérisent pas fondamentalement.

Ce qui est jouissif en fait en société, pour n'importe quel rôle joué à tous les niveaux de l'échelle des contingences, partant du principe qu'une hypothétique disparation de la plus grande d'entre elles n'éreinte jamais un système entièrement, c'est que l'individualisme ne trouve pas son bonheur lui-même et ne fonde jamais sa réussite sur son unique phénomène agissant. En effet, il est ficelé à un champ global d'interactions physiques et sociales qui justifie tous les efforts redistributif et solidaire, points de départ pour les émancipations individuelle et collective.

Malgré tout,
des individualités issues du monde politique auquel j'appartiens se croient parfois indispensables, incontournables, forgeant même leurs identité et personnalité par rapport à la chose publique. Toutefois, il est évident qu'il faut toujours avoir à l'esprit en gardant pied à terre, que nous sommes aussi contingents et que notre vérité, et notre liberté sont à chercher dans d'autres sphères. Alors, redescendons tous au coeur de la réalité sociale car l'histoire après nous, s'élèvera encore dans ses tourments et ses libertés conquises. C'est pourquoi, ici, l'unité de la contingence illumine la valeur d'égalité en rappelant que chaque différence a vocation à avoir les mêmes chances d'émancipation quel que soit le rôle que l'on détient, car seules comptent pour nos proches et notre âme, les valeurs fondamentales qui sont en nous, soit celles qui fondent notre intimité. La raison commune implique bien la pratique citoyenne et le soucis politique, mais ne doit enlever aucunement la conscience de cette situation, car nos rôles respectifs ne sont que des paramètres sociaux extérieurs à nos êtres. L'existence précède sûrement l'essence, et les convictions ne sont donc vraies que si des hommes conscients de ce rapport y déterminent leurs actions.

par MHD publié dans : Philosophie politique
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Si j'avais pu fêter en grandes pompes le deuxième anniversaire du mouvement Stop-CPE et donc celui de mon investissement dans ce mouvement social qui m'aura beaucoup apporté, je l'aurais fait évidemment dignement, en y mettant les moyens nécessaires pour se souvenir du temps où les choses vibraient derrière les appels, se galvanisaient derrière les paroles et réussissaient à gagner l'esprit et le coeur de la jeune génération et du peuple français en général par l'idéologie en mouvement. L'idéologie au coeur de la gauche, l'idéologie au coeur du progrès.

Cet anniversaire est passé de quelques semaines déjà, mais un mois plus tard, les lycéens l'honorent quand même en se mettant en mouvement contre les attaques programmées de leurs enseignements et leurs perspectives d'avenir au sein d'une société qui délaisse les choses pensantes et le souci de la connaissance universaliste. Bien plus que cela, à chaque nouveau budget élaboré par le gouvernement conservateur UMP,  la suppression de dizaines de milliers de postes dans l'Education nationale aggrave les conditions d'études et d'enseignement au sein de cette structure envers laquelle pourtant toutes les attentions doivent se porter. Faire des économies est une chose crédible lorsque le pays se porte bien et que les foyers les plus modestes retrouvent confiance en l'avenir, il n'empêche que ce genre de manœuvres politiques trouvent écho dans l'idéologie la plus détestable, celle qui veut fracasser un système de l'intérieur pour ensuite clamer son ineffacicaté et sa désuétude. Méthodiquement pervers donc et très peu honnête.

Qu'attendre de plus de la droite ?

Déjà fébrile par un bilan qui l'accable devant le plus grand nombre, la droite la plus bête du monde est peut-être de retour, espérons alors qu'une gauche unie et porteuse d'alternatives fortes sera présente et regagnera la confiance de ses électeurs.

Défendre les plus démunis, l'idéal d'une République sociale et d'un monde écologiste dans une société plus sûre, plus libre et toujours plus fraternelle, face à un ordre établi néolibéral et capitaliste qui divise et opprime, tel doit être le programme idéologique à tenir pour politiser la société, orienter la politique, rendre lisible le clivage essentiel entre la gauche et la droite et donc s'attirer les chances de victoire de nos valeurs.

Comment ne pas rester mobilisés devant l'injustice sociale ?

C'est sans doute à la vue de l'injustice sociale, que je suis le plus révolté et que je sais pourquoi j'offre une partie de mon temps à la collectivité, dans divers engagements associatifs et politiques. Il en est un qui me tient particulièrement à coeur et auquel je suis sensible. J'aimerais vous le faire partager.

Dans l'engagement associatif, la réalité sociale s'offre à nous et c'est justement ici que la jonction des principes intellectuels se fait avec l'instrument politique. En effet, même si les associations deviennent une grande délégation étatique, elles sont quand même un salutaire palliatif contre les inégalités sociales et la misère contemporaine. Elles sont nécessaires plus que tout. En conséquence, je ne conçois donc pas de ne pas militer pour l'humain et la défense de notre environnement alors que j'exerce une activité politique poussée. Se couper de cette réalité, c'est sûrement déjà s'enfermer dans des principes galvaudés, trop représentatifs et pas assez participatifs.

Je sais que la démocratie est représentative avant tout et je défends cette conception démocratique, il n'empêche que le temps citoyen doit allier engagement politique et associatif, au risque au contraire de se décharger de la capacité d'analyser à fond une situation et d'y répondre efficacement au nom de ceux qui nous ont fait confiance.

Laisser agir les experts est une chose, dans le cadre d'une démocratie participative, mais se frotter à eux et les accompagner à la mesure de nos passions et occupations en est une autre bien plus utile.

C'est donc dans ce cadre que j'accompagne deux fois par semaine des jeunes élèves de primaire dans leur scolarité au sein d'une association et sous l'égide d'une maison de quartier, au sein coeur d'une Zone Urbaine Sensible. Et bien croyez-moi, tout ce que l'on donne, on le reçoit en puissance.

L'enfant a cette capacité spontanée de vous faire passer un message et des émotions plus que n'importe quel autre être. L'aider, l'accompagner dans ses besoins éducatifs et donc prendre le temps de lui redonner confiance en lui, sont des moments intenses et épanouissants.

Il n'empêche comme partout, les associations ont de plus en plus de mal à trouver des bénévoles (qui vieillissent souvent), des salariés à qui donner des garanties professionnelles durables et donc des perspectives d'avenir encore meilleures pour l'association ; pourtant dans un contexte de besoins de plus en plus criants. Chaque année le nombre d'élèves suivant cet accompagnement à la scolarité augmente (en primaire et secondaire), chaque année la demande d'accroît dans un pays où l'on supprime pourtant des postes à grande échelle dans la fonction publique alors que nous en avons prioritairement besoin. Alors bon, le gouvernement conservateur souhaite privatiser et ainsi déléguer aux bénévoles des tâches qui ne devrait pas leur incomber.

Dans notre cas, il faudrait bien un adulte pour chaque enfant en difficulté pour que les résultats soient encore meilleurs, mais cela est impossible. En ce sens, je peine donc à imaginer un professeur seul devant une classe d'enfants en difficulté scolaire à plus de vingt. Cette personne ne peut pas correctement exercer son travail et apporter tout son sacerdoce à ces mômes.

Pourtant bien plus qu'un enseignement et un encadrement, ces enfants ont besoin aussi d'affection, de témoignages d'intérêts et de perpétuels sollicitations. Certains sont nés hors de notre territoire et sont en grande difficulté, d'autres ne peuvent pas bien parler le français et l'exercer à la maison avec des proches le comprenant mal. Toutes ces situations de vie marquent les gosses et les différentes structures qui devraient intervenir (sans compter les salariés et bénévoles) pour accompagner jusqu'à leur émancipation ces foyers, sont multiples et bien trop nombreuses face à une réalité qui les restreint déjà.

Alors ces familles vivent des troubles et connaissent souvent des violences par ces manques sociaux et intellectuels que notre société n'arrive plus à combler.

Cependant, ces associations sont du bonheur à l'état pur et une atmosphère optimiste, gaie et combattante y règne entre ses membres et avec ceux qui en bénéficient. Certains enfants sont aussi épanouis et parviennent à réussir dans leur choix, qui ne sont pas restreints mais bien émancipés.

Consacrer du temps aux autres sans s'oublier soi-même, et bien sûr poursuivre un combat politique assidu et exigeant qui répond à ce genre de problématiques, sont quelques-unes des mes ressources de vie qui entretiennent chez moi l'espoir idéaliste.

par Marc-Henri Duvernet publié dans : Rêves et société
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Crocus déjà fanés, forsythias en cours de décrépitude, primevères persistantes, morilles fraîches, tulipes en fleuraison, rosée matinale sur les vignes jurassiennes, lilas bourgeonnant, timides reflets du soleil à la surface du Doubs, la saison qui survient ne me laisse jamais insensible tant les couleurs, les rencontres humaines et les joies personnelles y sont différentes et nombreuses. Cela n'est sûrement pas une vérité générale qui s'applique d'une année à l'autre, mais ce parfum printanier est réjouissant. En fait, dans mes pérégrinations, mes relations amicales, mes nouvelles rencontres, mes projets personnels et publics, je crois que je suis épanoui. J'aborde l'avenir avec sérénité, toujours avec circonspection et réflexion, mais surtout avec ardeur et détermination.

Côté politique, vous n'êtes pas sans savoir que la fin des élections appelle d'autres échéances, d'autres combats à porter avec toujours la même envie et l'exigence du travail bien fait. Néanmoins, la victoire de la gauche lors des dernières élections n'ôte pas le manque de visibilité, de clarté à notre famille politique et à son projet dont elle a l'impérieuse nécessité de créer. Chaque étape d'un parcours politique laisse de côté certains, mais en qualifie d'autres. C'est un peu ce que l'on doit retenir des semaines écoulées où à différentes échelles, locale ou nationale, les ambitions creusent leur sillon.

Alors le temps du Congrès est venu. Ce magnifique instrument politique, cet outil idéologique constitue l'aventure à vivre au sein de la famille socialiste. Ce moment est particulier pour chaque projet de fond que les uns et les autres proposeront. En tout cas, il part souvent d'un constat simple et militant. Celui qui par ses convictions profondes s'est engagé à défendre au delà de son propre parti, son idéal humaniste dans différentes structures et instances associatives, celui qui aura travaillé à rassembler les militants autour d'un projet dynamique pour la gauche, celui-là pourra alors rassembler notre parti et rendre concret un projet socialiste fort de ses bases historiques. Exigeant, travailleur, éloquent et plein d'humanisme, j'ai ma préférence pour désigner la tête de notre parti. Toutefois, rien ne sert de courir car il sera nécessaire d'être solide dans le message politique annoncé en martelant que la force de nos valeurs réside dans ce que le socialisme a toujours été, un combat fraternel pour la liberté, pour l'émancipation de l'humanité, contre les discriminations en tout genre et pour l'égalité des droits.

En ce sens, je défendrai inlassablement nos "espérances révolutionnaires" comme objectif de principe, celui qui reste bien pour moi le socle idéologique de tout militant socialiste pour l'idéal qu'il tend à construire dans l'Histoire. Etre révolutionnaire dans les desseins, le dire, le clamer, c'est le rester à jamais. C'est ainsi que je m'inscris dans cette démarche et cet exercice passionné qui ne tiennent qu'à deux choses simples : le travail et la présence militante.

par Marc-Henri Duvernet publié dans : Politique
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Avec le nouveau Conseiller général de Lons SUD et sa cravate

Il est vrai qu'à la suite du 1er tour de l'élection municipale, la gaieté au sein de notre équipe de campagne n'était vraiment pas au rendez-vous.

Le Président de l'Association des Maires de France et Député-Maire UMP de Lons malgré la bonne progression de la gauche au niveau national, est repassé dès le 1er tour dans la ville-préfecture du Jura. Ce baron local qui a ficelé l'ensemble des instances lédoniennes et communautaires est bien la marque, l'identité de notre ville qui manque pourtant à celle-ci. Pélissard est dans l'inconscient collectif de notre cité, il est fort, implanté et autour de sa personne une évidente dépolitisation du vote survient à chaque fois. De droite ou de gauche, mais surtout âgées, preuve déplorable du conservatisme et du vieillissement de notre territoire, ce sont ces personnes qui votent pour lui en majorité. Même si la force de notre campagne et de notre projet était reconnus, les lédoniens ont choisi leur avenir municipal dans cet homme, qu'il en soit ainsi.

Par ailleurs, le faible taux de participation dans les quartiers populaires (notamment Zones Urbaines Sensibles), malgré le travail incessant de notre camp pour l'avenir et l'émancipation de ceux-ci n'aura pas suffi. En effet, lorsque plus de 15 points de taux de participation séparent les bureaux de vote de ces quartiers avec ceux du centre ville et des quartiers résidentiels, l'élection est jouée en faveur des classes aisées et bourgeoises et de leurs premiers représentants : la droite UMP.

Parce que nous l'oublions trop souvent, mais régulièrement nous observons une tendance de fond qui pointe la défense des acquis bourgeois par un vote participatif, clair et orienté en faveur de la droite. Que ce soit à l'IUMM ou en province, les premiers à défendre leurs intérêts privés et matériels sont bien les plus aisés, qui pratiquent assidûment une espèce de contre-révolution sociale ou lutte des classes... Même si ailleurs, il paraît que certains d'entre eux se boboisent, ici ce vent politique (qui n'est pas durable) n'a pas encore soufflé...

Sur le terrain, durant ces dernières semaines de campagne, la faible mobilisation notamment de notre électorat se traduisait par une évidente déconsidération de la population vis à vis de la chose publique, quasiment dans la résignation. Effectivement, plus d'une fois j'ai entendu des propos confondant la droite et la gauche et plaçant leurs élus sur un même pied d'égalité, le tout dans une atmosphère de renoncement, de perte d'espoir pour le changement véritable. Alors bien sûr, ici nous subissons de plein fouet les aléas nationaux médiatiques de nos personnages publiques qui ne sont pas des atouts pour une crédibilité durable de nos actions.

De surcroît, cette résignation s'accompagne souvent d'une déculturation politique, d'une perte d'éveil critique et de la pensée républicaine de nos citoyens. Ayant parcouru des kilomètres, frappé des milliers de portes et rencontré beaucoup de personnes, je vous assure vraiment de ce constat édifiant qui m'inquiète d'ailleurs pour l'avenir de notre camp. En effet, si nous considérons que la gauche est fondée d'esprit critique, de valeurs humaines profondes et de convictions sociétales permanentes, alors si la classe politique est indifférenciée, les idéologies et les principes que nous portons (origines de la liberté et de toute vie intellectuelle) n'auront plus lieu d'être et notre identité, puis donc notre existence en seront menacées. C'est pourquoi j'insiste profondément sur cet aspect culturel des choses politiques en demandant l'exemplarité à nos élus nationaux qui sont les plus influents d'entre nous, pour qu'ils redorent le clivage gauche-droite et l'éducation populaire, cœur de la liberté politique et d'un fonctionnement démocratique réel.

Je sais que les temps modernes et capitalistes aliènent et abêtissent les consciences en les individualisant et en leur faisant perdre leurs repères collectifs au profit d'identités financières, formelles et matérialistes. Il n'empêche que face à ce manque dramatique de réflexion en profondeur et ce désintéressement général du politique, nous devons résister et encore nous battre contre cette conscience contemporaine pernicieuse, celle qui a honte de ne pas posséder ce que d'autres ont déjà...

Alors suis-je pour autant abattu, moi-même résigné ?

Non, plus que jamais je suis actif et heureux de l'avoir été pour la gauche et pour Christophe PERNY en tant que directeur de campagne. Parce qu'en effet, les élections cantonales avaient aussi lieu ces derniers mois.

Ici, après 20 années de défaite de notre camp, le canton de Lons SUD (plus de la moitié de la ville de Lons-le-Saunier) est passé à gauche. Notre campagne de proximité, l'absence de la personnalité Pélissard synonyme de mobilisation victorieuse, la qualité et la combativité de notre candidat et enfin, évidemment notre équipe militante soudée, ont pu réaliser ensemble l'inespéré sur un territoire verrouillé par la droite UMP depuis trop longtemps. En conséquence, de nouvelles perspectives s'ouvrent, un nouveau porte parole est en scelle sur notre territoire, il sera donc le relais des aspirations sociales, démocratiques et associatives de notre département. Je travaille à ses côtés, je continuerai d'être loyal avec mes convictions et de porter une démarche politique et idéologique au plus près des préoccupations lédoniennes.

Pour tous les espoirs levés, pour toutes les marques de gratitude ou d'affection témoignées, je veux remercier ici l'ensemble des personnes qui ont permis cette réussite qui fait d'ores et déjà prendre un virage politique à notre bassin de vie. Cette victoire est une récompense bien méritée qui nous redonne à tous un espoir sans précédent avec notre nouveau Conseiller général Christophe PERNY.

Ailleurs, le Jura se transforme aussi avec la première ville de notre département, Dole, qui repasse à gauche après 20 ans et qui renforce donc l'assise de notre camp sur ce bout de territoire qui devra décrocher maintenant la communauté d'agglomération, la circonscription et juste avant, le siège du sénateur Barbier, Maire sortant perdant.

La gauche locale progresse fortement donc, elle gagne aussi la ville de St-Claude et reprend 4 sièges à la droite (en perd toutefois un) ce qui porte le rapport de force départemental à une valeur nulle puisque qu'égalitaire. C'est pourquoi, suivant les tractations en cours, nous devrions aboutir à l'obtention par la gauche au moins de plusieurs Vice-Présidences avec comme Président le doyen d'âge. J'assiste de près aux négociations et je peux vous dire qu'à la suite d'une annecdote cocace mais intéressante que j'ai pu suivre, que la droite et ses hauts représentants ne sont ni rassurés, ni confiants de garder à eux-seuls la gestion du département, même si celle-ci sera fébrile jusqu'aux prochaines cantonales. Cette claque en bonne et due forme est la conséquence d'un travail de fond acharné par des centaines de femmes et d'hommes de gauche animés par un idéal républicain fort, qui se sont battus face à une droite trop confiante parce qu'installée depuis fort longtemps.

Alors comment ne pas parler de débandade à droite ? Comment ne pas suggérer aussi l'union des forces de gauche sur la durée pour amplifier ce phénomène local en continuant le travail passionné que nous avons entrepris ?

Le début de la reconquête de notre territoire par la gauche, ce nouveau contre-pouvoir local qui s'installe enfin et ces nouvelles voix progressistes présentes, me font espérer pour le Jura et nos ambitions, un avenir meilleur.

par Marc-Henri Duvernet publié dans : Politique
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Savoir contredire. - Chacun sait maintenant que c'est un signe de haute culture que de savoir supporter la contradiction. Quelques-uns savent même que l'homme supérieur désire et provoque la contradiction pour avoir sur sa propre injustice des indications qui lui étaient demeurées inconnues jusqu'alors. Mais savoir contredire, le sentiment de la bonne conscience dans l'hostilité contre ce qui est habituel, traditionnel et sacré, - c'est là, plus que le reste, ce que notre culture possède de vraiment grand, de nouveau et de surprenant, c'est le progrès par excellence de tous les esprits libérés : qui donc le sait?


Pourquoi nous semblons être des épicuriens. - Nous sommes prudents nous autres hommes modernes, pru­dents à l'égard des dernières convictions; notre méfiance se tient aux aguets contre les ensorcellements et les duperies de conscience qu'il y a dans toute forte croyance, dans tout oui ou non absolu : comment expliquer cela? Peut-être faut-il y voir, pour une bonne part, la circonspection de l'enfant qui s'est brûlé, de l'idéaliste désabusé, mais pour une autre et meilleure part la curiosité, pleine d'allégresse, de celui qui autrefois collé à son coin jusqu'à en être exaspéré, s'enivre et s'exalte maintenant dans l'illimité, 1' « ouvert absolu ». Une ten­dance, presque épicurienne, de chercher la connaissance, se développe ainsi, une tendance qui ne laisse pas échapper facilement le caractère incertain des choses; de même une antipathie contre les grandes phrases et les attitudes morales, un goût qui refuse tous les contrastes lourds et grossiers et qui a conscience, avec fierté, de son habitude des réserves. Car c'est cela qui fait notre orgueil, cette légère tension des guides, tandis que notre impétueux besoin de certitude nous pousse en avant, l'empire que, dans ses courses les plus sauvages, le cavalier a sur lui-même : car, avant comme après, nous montons les bêtes les plus fougueuses, et si nous hésitons, c'est le danger moins que toute autre chose qui nous fait hésiter...

Nietzsche
Le Gai Savoir

par Marc-Henri Duvernet publié dans : Rêves et société
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La France à gauche !





L'être humaniste


"Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres avant l'amour-propre." Claude Lévi-Strauss



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Aucune victoire politique n'existe sans une victoire idéologique préalable.


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